De Cléopâtre à l’équipe des Eagles de Philadelphie : l’histoire inédite du cornichon

Qu’ont en commun les femmes enceintes, le sandwich parfait et Snooki de la téléréalité Jersey Shore ? Aucun d’entre eux ne serait ce qu’il est sans les cornichons ! Croquants, salés, acidulés, parfois sucrés, les cornichons sont le sujet d’innombrables récits culturels, et pas seulement parce qu’ils sont délicieux. Les cornichons ont notamment souvent été mentionnés dans le livre le plus vendu de tous les temps – la Bible – et ils ont aussi été « figurants » dans quelques-unes des œuvres les plus connues de Shakespeare, notamment Hamlet et La Nuit des rois. Même Aristote en a fait l’éloge.

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L’aventure du cornichon commence dans la Valée du Tigre vers 2030 avant notre ère, alors que les cornichons sont cueillis puis mis en pots pour les laisser mariner. Une longue période de l’histoire du cornichon reste inconnue, pourtant, le petit légume de la famille des cucurbitacées continue ses apparitions sporadiques au cours de ce qui s’avère être une longue histoire. Cléopâtre aurait été l’une de ses toutes premières adeptes, le qualifiant de produit de beauté incomparable. Le cuisinier personnel d’Elizabeth 1re a déjà mentionné que la Reine aimait bien cette collation au goût salé, et Napoléon aurait payé l’équivalent de plus de 250 000 $ aujourd’hui pour fournir à ses soldats des provisions suffisantes de cet aliment qu’il considérait sans égal pour la santé. D’ailleurs, Napoléon n’est ni le premier ni le dernier des leaders intrépides à attribuer une part du succès de son armée ou de son équipe aux propriétés du cornichon. Par exemple, après une victoire décisive contre les Cowboys de Dallas en l’an 2000, les joueurs des Eagles de Philadelphie ont attribué leur succès aux cornichons et au jus de cornichon qu’ils avaient consommés dans les jours précédant le match.

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Mais comment les cornichons qui ont commencé leur périple dans la Vallée du Tigre ont-ils fait pour se rendre jusqu’aux cuisines des joueurs de football américain ? Ils ont tout simplement voyagé dans des barils, accompagnant un afflux massif d’immigrants originaires d’Europe de l’Est. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, de nombreux Européens de descendance juive sont débarqués à New York avec, dans leurs bagages, un aliment s’étant conservé durant toute la durée du trajet : des cornichons à l’aneth cachères. Les bateaux étaient chargés de barils remplis de concombres marinés pendant des mois dans un mélange d’eau, d’aneth, d’ail, d’épices et de sel cachère. Dès l’arrivée du cornichon à l’aneth dans les rues de Manhattan, ce mets singulier connaît une popularité immédiate. L’engouement est tel qu’il permettra aux immigrants de mener des activités commerciales lucratives et à quiconque travaillera suffisamment fort, d’atteindre le rêve américain. Aujourd’hui, il est d’usage dans les meilleurs restos juifs d’offrir une assiette de cornichons à l’aneth. Moishes ne fait pas exception à la règle et perpétue la tradition en faisant mariner ses cornichons selon l’authentique méthode traditionnelle, et en les servant à volonté au souper pour accompagner un steak à la saveur et à la cuisson sans égal (je demande le mien à point, et c’est tout simplement délicieux).

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Chroniqueuse: Sophie K Babinski

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